Autant dire qu’une telle décision ne sert à rien, sinon à traduire un réel embarras face à l’exigence démocratique exprimée aussi bien par les citoyen-ne-s que par les nombreux parlementaires qui demandent une ratification du traité par référendum.
Dans les jours qui viennent, la pression populaire doit s’intensifier pour que les députés et les sénateurs aillent à Versailles et qu’ils votent « non » à la réforme constitutionnelle, quelles que soient les consignes de leur direction. C’est le moyen le plus efficace d’obtenir un référendum, et de permettre ainsi aux électrices et aux électeurs de s’exprimer à nouveau sur un texte à peu près identique à celui qu’ils avaient rejeté en 2005. Attac mettra tout en œuvre pour y parvenir, et appelle, quoi qu’il arrive, à un grand rassemblement citoyen à Versailles le 4 février, s’associant à l’initiative construite autour du site http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr/.
Attac France,
Montreuil, le 9 janvier 2008

article publié le 9/01/2008

