Les dossiers du contre-G8
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Les annonces du G8 communiquées dans la déclaration finale issue du sommet de Deauville sont sans surprise : derrière un voile de bonnes intentions, elles visent toutes à promouvoir les intérêts économiques des pays du G8, à capter des parts de marché et à resserrer l'étau de l'austérité tout en poursuivant des politiques sécuritaires et guerrières.
Révolutions des peuples arabes
Ainsi, sous couvert d'aide à la Tunisie et à l'Egypte, il s'agit d'imposer le Fonds monétaire international, ses recettes néolibérales et ses plans d'austérité sociale, via les prêts accordés à ces deux pays. Le FMI vient d'ailleurs de l'annoncer clairement : pour cette offre de soutien, il "appelle à des politiques soutenant un environnement favorable pour le secteur privé".
Nucléaire et Fukushima
Quand il est question de "tirer toutes les leçons nécessaires" de la calamité de Fukushima, la poursuite du développement de l'industrie nucléaire n'est absolument pas remise en cause pourvu que soit prise en compte la "sûreté nucléaire", ce qui rassure certainement les champions de l'atome du G8. Les vrais enjeux de sobriété énergétique et de développement d'autres sources d'énergie renouvelable n'ont même pas été mis sur la table.
e-G8 et Internet
Sur la question d'Internet, les responsables des pays les plus puissants mettent en avant des politiques qui mettent en cause l’ouverture et la neutralité d’Internet – des qualités essentielles qui sont l’essence de son potentiel démocratique et économique. Il est plus que jamais nécessaire d'étendre le droit d’accès à Internet pour tous, combattre la censure numérique et la surveillance, limiter la responsabilité des intermédiaires dans le monde numérique et soutenir les principes de la neutralité d’Internet.
Ainsi le G8 reste fidèle à lui-même : un sommet des huit chefs d'États les plus riches qui ambitionnent toujours de gouverner le monde, des discussions opaques qui se font dans le dos des peuples, des millions d'euros dépensés et des dispositifs sécuritaires disproportionnés, des mouvements sociaux qui ne peuvent manifester que très loin de Deauville, au Havre, encadrés par des hordes de policiers... Plus que jamais, cette "gouvernance mondiale" se fait sans les peuples et contre leurs intérêts.











