Accords de libre-échange : danger !
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Depuis le début des années 90, bien avant l’effondrement des pourparlers au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Cancun, les États-Unis ont poussé de façon agressive des accords de libre-échange et d’investissements bilatéraux avec des pays de l’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie, du Moyen orient et du Pacifique.
D’autres gouvernements puissants comme celui de l’Union européenne, le Canada, la Suisse et le Japon font de même, surtout depuis que la direction et le rythme des pourparlers à l’OMC demeurent incertains. En même temps, certains gouvernements du Sud, comme ceux de l’Inde et la Thaïlande, poursuivent des accords de libre-échange et d’investissements bilatéraux entre eux.
Les impacts néfastes de tels accords sont nombreux. Par exemple, un nombre croissant de compagnies se servent des accords d’investissements bilatéraux pour poursuivre les gouvernements pour des actions ou des omissions lorsque les compagnies décident que ceux-ci interfèrent avec leur droit de faire des profits.
Que ce soit des accords de libre-échange, des traités d’investissements, des contrats d’association économique ou autres, les accords bilatéraux sont des outils efficaces et cachés pour sécuriser des nouveaux privilèges et des nouvelles richesses pour les grandes sociétés en dehors du contrôle du système multilatéral.






