La dette repose sur un un mensonge : elle ne vient pas d’une orgie de dépenses publiques, mais de l’érosion organisée des recettes fiscales. Les niches et les cadeaux consentis aux ménages les plus riches et aux grandes entreprises se sont multipliés à l’infini. En empruntant sur les marchés financiers pour financer ces déficits, les États se sont encore enfoncés davantage, puisqu’ils ont dû payer des taux d’intérêts souvent excessifs. Cette dette est donc largement illégitime.
Pour Geneviève Azam, membre du conseil scientifique d’Attac, il faut réhabiliter, derrière le chantage de la dette, les aspirations du plus grand nombre à faire société.
Dénonçons tout de suite une idée reçue dont on nous rebat les oreilles à longueur de journée dans les médias : non, le budget d’un État ne peut pas être comparé au budget d’un particulier. Pour au moins deux raisons essentielles : un État peut dans une large mesure décider du montant de ses recettes par sa politique fiscale, et ses dépenses auront un impact sur ces recettes. Elles financent des infrastructures, des investissements, des salaires : le budget de l’État est un instrument de politique économique.
Le comité local Attac 92 organise le lundi 27 juin à 20 h 30, à la Maison des associations de Clichy
Réunion publique : « Dette publique: qui paiera l’ardoise ? »
Le système bancaire mondial, principal responsable de la crise, a tout de même été sauvé de l’effondrement total par les fonds publics1 émanant des banques centrales et des États.
Après vingt ans de baisses d'impôts pour les riches qui ont creusé les déficits, la crise financière a provoqué l'explosion des dettes publiques. Maintenant, les gouvernements et les financiers veulent imposer l'austérité pour que ces dettes soient honorées. Mais pour nous, les urgences sociales et écologiques doivent passer avant le remboursement de la dette. C'est l'enjeu social et démocratique majeur des années à venir.
Plusieurs milliers de personnes manifestent jeudi à Bruxelles contre le "pacte pour l'euro" que l'UE est sur le point d'entériner. Pour "l'économiste atterré" Thomas Coutrot, co-président d'Attac, la volonté de renforcer la discipline budgétaire des Etats reflète une analyse érronée des origines de la crise.
S’il est légitime et nécessaire de s’interroger sur l’avenir à long terme du « système » (voir mon post du 22 février), il est non moins indispensable de trouver à court et moyen terme d’importantes ressources financières pour faire face aux grandes urgences : chômage, dette publique, pauvreté, retraites et protection sociale, investissements de la durabilité.
Pour Geneviève Azam, membre du conseil scientifique d’Attac, il faut réhabiliter, derrière le chantage de la dette, les aspirations du plus grand nombre à faire société.
Plusieurs milliers de personnes manifestent jeudi à Bruxelles contre le "pacte pour l'euro" que l'UE est sur le point d'entériner. Pour "l'économiste atterré" Thomas Coutrot, co-président d'Attac, la volonté de renforcer la discipline budgétaire des Etats reflète une analyse érronée des origines de la crise.
Pour Geneviève Azam, membre du conseil scientifique d’Attac, il faut réhabiliter, derrière le chantage de la dette, les aspirations du plus grand nombre à faire société.
Dénonçons tout de suite une idée reçue dont on nous rebat les oreilles à longueur de journée dans les médias : non, le budget d’un État ne peut pas être comparé au budget d’un particulier. Pour au moins deux raisons essentielles : un État peut dans une large mesure décider du montant de ses recettes par sa politique fiscale, et ses dépenses auront un impact sur ces recettes. Elles financent des infrastructures, des investissements, des salaires : le budget de l’État est un instrument de politique économique.
Après vingt ans de baisses d'impôts pour les riches qui ont creusé les déficits, la crise financière a provoqué l'explosion des dettes publiques. Maintenant, les gouvernements et les financiers veulent imposer l'austérité pour que ces dettes soient honorées. Mais pour nous, les urgences sociales et écologiques doivent passer avant le remboursement de la dette. C'est l'enjeu social et démocratique majeur des années à venir.
Attac est une association altermondialiste qui participe à la reconquête par les citoyens des questions politiques, économiques, sociales et culturelles, contre l'emprise des marchés financiers.
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