crise de l'euro
Lieu:
Maison des associations
18 Janvier 2012 - 19:30 - 22:30
L'association Attac Paris 14ème est heureuse de vous annoncer sa prochaine reunion-debat qui aura lieu à la maison des Associations le mercredi 18 janvier à 19H30 avec Dominique Plihon, économiste et membre du Conseil scientifique d'Attac .
Maison des associations
22, rue Deparcieux 75014 Paris (M° Denfert Rochereau)
Le déroulement de la crise peut se résumer de manière simple : le capitalisme s'’est reproduit durant les deux décennies précédant la crise en accumulant une montagne de dettes. Pour éviter l’'effondrement du système, les Etats ont repris à leur compte l’'essentiel de ces dettes qui, de privées, sont devenues publiques. Leur projet est dorénavant de présenter la facture aux citoyens sous forme de coupes budgétaires, d’'augmentation des impôts les plus injustes et de gel des salaires.
Le nouveau rebondissement de la crise financière commence à ressembler à une vraie panique. La finance et l'économie mondiale entrent dans des terres inconnues où chacun perçoit que des catastrophes majeures et irréparables deviennent possibles. C'est dans ce contexte que vient de s'ouvrir l'Université européenne des Attac à Fribourg, en Allemagne. Spéculateurs et pouvoirs publics dançaient depuis trente ans un tango frénétique à trois temps. Les États libéraient de toute entrave l'industrie financière.
Michel Husson, article pour Inprecor, 28 juillet 2011
Réuni le 21 juillet à Bruxelles, le sommet de la zone euro a élaboré un nouveau et nième “plan de sauvetage” de la Grèce. Outre le déblocage à court terme de nouveaux prêts pour la Grèce, ce plan comporte une nouveauté principale: le Fonds européen de stabilité financière pourra être autorisé à acheter les obligations grecques, irlandaises et portugaises sur le marché secondaire.
Mis sous pression par d’importantes mobilisations populaires, les députés portugais ont rejeté le nouveau (et quatrième !) plan d'austérité présenté par le premier ministre Socrates, qui a dû démissionner. Cette crise illustre l'impasse dans laquelle s'enfonce l'Union européenne avec ses politiques d'austérité forcenée destinées à "rassurer les marchés financiers".
Trois jours après avoir annoncé avec Angela Merkel qu’il demanderait au G20 la mise en place d’une taxe sur les transactions financières, Nicolas Sarkozy a clairement confirmé pour qui il gouverne réellement : les détenteurs du capital ne cachent pas leur satisfaction à l’annonce d’un projet de réforme des retraites qui comble leurs attentes.
Ainsi le Medef a déclaré que cette réforme constitue « un grand pas en avant », tandis que selon Bercy [1], « l’évaluation de la réforme par les agences de notation financière ne peut être que positive ».
Ressources sur ce thème
Le déroulement de la crise peut se résumer de manière simple : le capitalisme s'’est reproduit durant les deux décennies précédant la crise en accumulant une montagne de dettes. Pour éviter l’'effondrement du système, les Etats ont repris à leur compte l’'essentiel de ces dettes qui, de privées, sont devenues publiques. Leur projet est dorénavant de présenter la facture aux citoyens sous forme de coupes budgétaires, d’'augmentation des impôts les plus injustes et de gel des salaires.
Le nouveau rebondissement de la crise financière commence à ressembler à une vraie panique. La finance et l'économie mondiale entrent dans des terres inconnues où chacun perçoit que des catastrophes majeures et irréparables deviennent possibles. C'est dans ce contexte que vient de s'ouvrir l'Université européenne des Attac à Fribourg, en Allemagne. Spéculateurs et pouvoirs publics dançaient depuis trente ans un tango frénétique à trois temps. Les États libéraient de toute entrave l'industrie financière.
Michel Husson, article pour Inprecor, 28 juillet 2011
Réuni le 21 juillet à Bruxelles, le sommet de la zone euro a élaboré un nouveau et nième “plan de sauvetage” de la Grèce. Outre le déblocage à court terme de nouveaux prêts pour la Grèce, ce plan comporte une nouveauté principale: le Fonds européen de stabilité financière pourra être autorisé à acheter les obligations grecques, irlandaises et portugaises sur le marché secondaire.
Mis sous pression par d’importantes mobilisations populaires, les députés portugais ont rejeté le nouveau (et quatrième !) plan d'austérité présenté par le premier ministre Socrates, qui a dû démissionner. Cette crise illustre l'impasse dans laquelle s'enfonce l'Union européenne avec ses politiques d'austérité forcenée destinées à "rassurer les marchés financiers".
Trois jours après avoir annoncé avec Angela Merkel qu’il demanderait au G20 la mise en place d’une taxe sur les transactions financières, Nicolas Sarkozy a clairement confirmé pour qui il gouverne réellement : les détenteurs du capital ne cachent pas leur satisfaction à l’annonce d’un projet de réforme des retraites qui comble leurs attentes.
Ainsi le Medef a déclaré que cette réforme constitue « un grand pas en avant », tandis que selon Bercy [1], « l’évaluation de la réforme par les agences de notation financière ne peut être que positive ».
Le déroulement de la crise peut se résumer de manière simple : le capitalisme s'’est reproduit durant les deux décennies précédant la crise en accumulant une montagne de dettes. Pour éviter l’'effondrement du système, les Etats ont repris à leur compte l’'essentiel de ces dettes qui, de privées, sont devenues publiques. Leur projet est dorénavant de présenter la facture aux citoyens sous forme de coupes budgétaires, d’'augmentation des impôts les plus injustes et de gel des salaires.
Michel Husson, article pour Inprecor, 28 juillet 2011
Crédits et mentions légales. Propulsé par Drupal. Conception : ATTAC France. Design & Réalisation : LEKTUM.