COP 17
Les résultats de la 17ème Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC), qui s'est tenue à Durban (Afrique du Sud) du 28 novembre au 9 décembre 2011, confirment la soumission des négociations aux logiques des marchés. Le « paquet de Durban » n'enregistre aucun engagement de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
La conférence de Durban sur le changement climatique est terminée. Elle s'achève sur un accord sans engagement, condamnant à une augmentation de la température globale de plus de 4°C, dont l'objectif est de diluer les responsabilités à travers la négociation d'un nouveau mandat pour 2015 qui ne serait applicable qu’en 2020.
L'antidote est l'Accord des Peuples de Cochabamba.
Durban, Afrique du Sud – Les décisions issues du sommet des Nations-Unies sur le climat à Durban – COP17 – constituent un crime contre l'humanité, selon Climate Justice Now ! coalition de mouvements sociaux et de la société civile. Ici en Afrique du Sud, qui a inspiré le monde entier par les luttes de libération menée par la majorité noire du pays, les nations les plus riches ont créé avec cynisme un nouveau régime d'apartheid climatique.
Attac France et l'Aitec, engagés dans la coalition Climate Justice Now, s'associent à cet appel de plus de 50 organisations Pas de dérobade au prétexte d'un "mandat de Durban", qui précise les raisons d'un refus de tout résultat ici à Durban qui bloquerait "le processus à de faibles ambitions et à l'inaction pour des années, condamnant des milliards de personnes en Afrique et partout dans le monde à subir les pires impacts du réchauffement climatique".
Pas de dérobade au prétexte d'un "mandat de Durban" !
Alors que s'est ouvert la deuxième semaine des négociations climatiques, l'horizon pour préserver le climat reste bien sombre. Depuis Copenhague et sous la pression des pays industrialisés, États-Unis et Canada en tête, suivis de la Russie et du Japon, les négociations climatiques n'ont eu de cesse que de détricoter le Protocole de Kyoto en le vidant de sa substance.
Mardi 5 décembre. 9 h 30. Une annonce importante a été rendue publique. Une annonce qui fait bouger les lignes dans le bon sens. Non ce n'est pas l'Union Européenne qui a décidé de passer aux 40% de réduction d'émissions de gaz à effets de serre (GES) d'ici 2020 tels qu'exigés par la science. Pas plus que celle du Canada de revenir sur son intention de quitter le protocole de Kyoto. Encore moins celle des Etats-Unis de s'engager à le rejoindre.
Pour comprendre la situation actuelle des négociations à Durban, le mieux est de donner la parole aux entreprises. GDF Suez, présente à un événement organisé par la Banque mondiale pour promouvoir deux nouveaux fonds pour lancer la finance carbone chez les plus pauvres (sic), a résumé la situation: le prix du carbone est instable, il s’effondre sur le marché européen, et nous avons trop d’offres de crédits par rapport à la demande.
Une semaine de négociations dans l’enceinte des Nations unies. De quoi s’agit-il au juste ?
Le protocole de Kyoto est sur le point d’être enterré, avec les déclarations du Japon, de la Russie, de l’Australie et du Canada: il s’opposent nettement à sa reconduction après 2012, alors que ces pays l’avaient ratifié (contrairement aux États-Unis). Dans la foulée, la Convention de Rio 1992 sur le changement climatique pourrait bien être réécrite, en prévision d’un futur régime pour l’après 2020 fondé selon la formule des États-Unis sur des règles de «symétrie et de modernisation», au lieu de l’accent mis sur la responsabilité particulière des pays industriels.
La société civile est invitée à Durban pour les négociations climatiques des Nations unies. Gage dʼun processus démocratique ? Qui est la société civile ?
On pense alors immédiatement aux ONG environnementales. Parmi elles, celles qui privilégient le lobbying auprès des délégations gouvernementales regroupées dans Climate action network (CAN) et celles qui font le lien avec les mouvements sociaux, dans le réseau Climate Justice Now ! (CJN).
Ressources sur ce thème
Les résultats de la 17ème Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC), qui s'est tenue à Durban (Afrique du Sud) du 28 novembre au 9 décembre 2011, confirment la soumission des négociations aux logiques des marchés. Le « paquet de Durban » n'enregistre aucun engagement de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
La conférence de Durban sur le changement climatique est terminée. Elle s'achève sur un accord sans engagement, condamnant à une augmentation de la température globale de plus de 4°C, dont l'objectif est de diluer les responsabilités à travers la négociation d'un nouveau mandat pour 2015 qui ne serait applicable qu’en 2020.
L'antidote est l'Accord des Peuples de Cochabamba.
Durban, Afrique du Sud – Les décisions issues du sommet des Nations-Unies sur le climat à Durban – COP17 – constituent un crime contre l'humanité, selon Climate Justice Now ! coalition de mouvements sociaux et de la société civile. Ici en Afrique du Sud, qui a inspiré le monde entier par les luttes de libération menée par la majorité noire du pays, les nations les plus riches ont créé avec cynisme un nouveau régime d'apartheid climatique.
Attac France et l'Aitec, engagés dans la coalition Climate Justice Now, s'associent à cet appel de plus de 50 organisations Pas de dérobade au prétexte d'un "mandat de Durban", qui précise les raisons d'un refus de tout résultat ici à Durban qui bloquerait "le processus à de faibles ambitions et à l'inaction pour des années, condamnant des milliards de personnes en Afrique et partout dans le monde à subir les pires impacts du réchauffement climatique".
Pas de dérobade au prétexte d'un "mandat de Durban" !
Alors que s'est ouvert la deuxième semaine des négociations climatiques, l'horizon pour préserver le climat reste bien sombre. Depuis Copenhague et sous la pression des pays industrialisés, États-Unis et Canada en tête, suivis de la Russie et du Japon, les négociations climatiques n'ont eu de cesse que de détricoter le Protocole de Kyoto en le vidant de sa substance.
Mardi 5 décembre. 9 h 30. Une annonce importante a été rendue publique. Une annonce qui fait bouger les lignes dans le bon sens. Non ce n'est pas l'Union Européenne qui a décidé de passer aux 40% de réduction d'émissions de gaz à effets de serre (GES) d'ici 2020 tels qu'exigés par la science. Pas plus que celle du Canada de revenir sur son intention de quitter le protocole de Kyoto. Encore moins celle des Etats-Unis de s'engager à le rejoindre.
Pour comprendre la situation actuelle des négociations à Durban, le mieux est de donner la parole aux entreprises. GDF Suez, présente à un événement organisé par la Banque mondiale pour promouvoir deux nouveaux fonds pour lancer la finance carbone chez les plus pauvres (sic), a résumé la situation: le prix du carbone est instable, il s’effondre sur le marché européen, et nous avons trop d’offres de crédits par rapport à la demande.
Une semaine de négociations dans l’enceinte des Nations unies. De quoi s’agit-il au juste ?
Le protocole de Kyoto est sur le point d’être enterré, avec les déclarations du Japon, de la Russie, de l’Australie et du Canada: il s’opposent nettement à sa reconduction après 2012, alors que ces pays l’avaient ratifié (contrairement aux États-Unis). Dans la foulée, la Convention de Rio 1992 sur le changement climatique pourrait bien être réécrite, en prévision d’un futur régime pour l’après 2020 fondé selon la formule des États-Unis sur des règles de «symétrie et de modernisation», au lieu de l’accent mis sur la responsabilité particulière des pays industriels.
Les résultats de la 17ème Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC), qui s'est tenue à Durban (Afrique du Sud) du 28 novembre au 9 décembre 2011, confirment la soumission des négociations aux logiques des marchés. Le « paquet de Durban » n'enregistre aucun engagement de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Alors que s'est ouvert la deuxième semaine des négociations climatiques, l'horizon pour préserver le climat reste bien sombre. Depuis Copenhague et sous la pression des pays industrialisés, États-Unis et Canada en tête, suivis de la Russie et du Japon, les négociations climatiques n'ont eu de cesse que de détricoter le Protocole de Kyoto en le vidant de sa substance.
Mardi 5 décembre. 9 h 30. Une annonce importante a été rendue publique. Une annonce qui fait bouger les lignes dans le bon sens. Non ce n'est pas l'Union Européenne qui a décidé de passer aux 40% de réduction d'émissions de gaz à effets de serre (GES) d'ici 2020 tels qu'exigés par la science. Pas plus que celle du Canada de revenir sur son intention de quitter le protocole de Kyoto. Encore moins celle des Etats-Unis de s'engager à le rejoindre.
Pour comprendre la situation actuelle des négociations à Durban, le mieux est de donner la parole aux entreprises. GDF Suez, présente à un événement organisé par la Banque mondiale pour promouvoir deux nouveaux fonds pour lancer la finance carbone chez les plus pauvres (sic), a résumé la situation: le prix du carbone est instable, il s’effondre sur le marché européen, et nous avons trop d’offres de crédits par rapport à la demande.
Le protocole de Kyoto est sur le point d’être enterré, avec les déclarations du Japon, de la Russie, de l’Australie et du Canada: il s’opposent nettement à sa reconduction après 2012, alors que ces pays l’avaient ratifié (contrairement aux États-Unis). Dans la foulée, la Convention de Rio 1992 sur le changement climatique pourrait bien être réécrite, en prévision d’un futur régime pour l’après 2020 fondé selon la formule des États-Unis sur des règles de «symétrie et de modernisation», au lieu de l’accent mis sur la responsabilité particulière des pays industriels.
La société civile est invitée à Durban pour les négociations climatiques des Nations unies. Gage dʼun processus démocratique ? Qui est la société civile ?
On pense alors immédiatement aux ONG environnementales. Parmi elles, celles qui privilégient le lobbying auprès des délégations gouvernementales regroupées dans Climate action network (CAN) et celles qui font le lien avec les mouvements sociaux, dans le réseau Climate Justice Now ! (CJN).
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