Écrire une tribune le dimanche midi pour parution le lundi : a priori pas de souci. Sauf quand , entre temps, le nouveau Président de la République est élu. Je ne peux m’empêcher de réagir à l’heure où j’écris ces lignes. 10 ans de droite au pouvoir, mes 10 ans de militantisme me font parier sur la victoire de François Hollande et songer aux horizons qui s’ouvrent.
Face au pouvoir de la finance, face à la multiplication des plans d'austérité, notre association est un outil précieux pour une économie au service et sous contrôle des citoyens et pour une transition écologique, sociale et démocratique. En même temps, les révolutions arabes, les mouvements des Indignés et d’Occupy Wall Street, les mouvements d'étudiants au Chili ou au Royaume-Uni... renouvellent le mouvement altermondialiste et interrogent nos propres façons de penser et d’agir, à Attac comme dans les autres structures militantes.
Comme chaque année, pendant une semaine, j'emmène mes étudiants faire le tour des institutions européennes. D'ordinaire les messages entendus visent invariablement à justifier les politiques de l'Union européenne. Mais cette année plus que toutes les autres, on sentait la gêne à vanter la convergence réussie entre États-membres et les objectifs de la Stratégie de Lisbonne : faire de l'Union « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010, capable d’une croissance économique durable ».
Geneviève Azam, Jacques Cossart, Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Pierre Khalfa, Dominique Plihon, Catherine Samary et Aurélie Trouvé, membres du Conseil scientifique d'Attac, s'inquiètent de la fortune rencontrée par la «démondialisation», qui induirait la suspension des logiques de coopération nécessaires au progrès des droits sociaux sans résoudre aucune des crises actuelles.
Si ce n'est du fait de l'absence annoncée de DSK, le sommet du G8 qui se tient à Deauville dans quelques jours n'intéresse ni les médias, ni les politiques. La France accueille les 26 et 27 mai le festival des huit pays les plus riches du monde. Elle n'a certainement pas intérêt à attirer la lumière sur ce club des tout-puissants, contre lequel se mobilisent les mouvements sociaux depuis les années 80.
Faillite des marchés financiers, équilibre environnemental menacé, multiplication des risques de conflits, essoufflement des systèmes démocratiques : la crise est protéiforme. Ce qui l’est moins tient dans l’incapacité générale des Etats à affronter des situations qui dépassent leurs compétences nationales.
La crise de l'euro n'en finit pas de s'étendre. Elle soulève une double question : faut-il faire payer la crise aux couches sociales les moins favorisées ou à la finance ? Doit-on encourager un retour aux Etats-nations ou la construction d'une Union européenne plus politique et solidaire ?
2013, fin de la politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne ? Très bien, pourrait-on se dire. Car après tout, ses dégâts sociaux,
environnementaux et sur les pays du Sud ne justifient peut-être pas les 50 milliards annuels de cette politique européenne.
Mais c’est vite oublier que la PAC, fondée il y a 50 ans, avait d’autres objectifs : assurer la sécurité alimentaire, la stabilité des marchés et des prix raisonnables pour les paysans comme pour les consommateurs. Pour cela, il fallait mettre en place une régulation forte des marchés au niveau européen.
Comme chaque année, pendant une semaine, j'emmène mes étudiants faire le tour des institutions européennes. D'ordinaire les messages entendus visent invariablement à justifier les politiques de l'Union européenne. Mais cette année plus que toutes les autres, on sentait la gêne à vanter la convergence réussie entre États-membres et les objectifs de la Stratégie de Lisbonne : faire de l'Union « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010, capable d’une croissance économique durable ».
Geneviève Azam, Jacques Cossart, Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Pierre Khalfa, Dominique Plihon, Catherine Samary et Aurélie Trouvé, membres du Conseil scientifique d'Attac, s'inquiètent de la fortune rencontrée par la «démondialisation», qui induirait la suspension des logiques de coopération nécessaires au progrès des droits sociaux sans résoudre aucune des crises actuelles.
Écrire une tribune le dimanche midi pour parution le lundi : a priori pas de souci. Sauf quand , entre temps, le nouveau Président de la République est élu. Je ne peux m’empêcher de réagir à l’heure où j’écris ces lignes. 10 ans de droite au pouvoir, mes 10 ans de militantisme me font parier sur la victoire de François Hollande et songer aux horizons qui s’ouvrent.
Faillite des marchés financiers, équilibre environnemental menacé, multiplication des risques de conflits, essoufflement des systèmes démocratiques : la crise est protéiforme. Ce qui l’est moins tient dans l’incapacité générale des Etats à affronter des situations qui dépassent leurs compétences nationales.
La crise de l'euro n'en finit pas de s'étendre. Elle soulève une double question : faut-il faire payer la crise aux couches sociales les moins favorisées ou à la finance ? Doit-on encourager un retour aux Etats-nations ou la construction d'une Union européenne plus politique et solidaire ?
Comme chaque année, pendant une semaine, j'emmène mes étudiants faire le tour des institutions européennes. D'ordinaire les messages entendus visent invariablement à justifier les politiques de l'Union européenne. Mais cette année plus que toutes les autres, on sentait la gêne à vanter la convergence réussie entre États-membres et les objectifs de la Stratégie de Lisbonne : faire de l'Union « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010, capable d’une croissance économique durable ».
Geneviève Azam, Jacques Cossart, Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Pierre Khalfa, Dominique Plihon, Catherine Samary et Aurélie Trouvé, membres du Conseil scientifique d'Attac, s'inquiètent de la fortune rencontrée par la «démondialisation», qui induirait la suspension des logiques de coopération nécessaires au progrès des droits sociaux sans résoudre aucune des crises actuelles.
Cet article est issu notamment de l’article de J. Berthelot, 2009, « Agrocarburants et sécurité alimentaire », Revue politique et parlementaire, n° spécial. Pour une version plus détaillée, voir : http://www.solidarite.asso.fr/home/.... Pour une vision générale des politiques agricoles, voir le livre d’Attac Europe-Coordination européenne Via campesina, Souveraineté alimentaire : que fait l’Europe ?, Paris, Syllepse, 2009.
Attac est une association altermondialiste qui participe à la reconquête par les citoyens des questions politiques, économiques, sociales et culturelles, contre l'emprise des marchés financiers.
Attac mène des campagnes de tout ordre sur les objectifs suivants : désarmer les marchés financiers, partager les richesses, la justice climatique, mettre fin au libre échange absolu, pour une europe sociale, démocratique et écologique.
En plus des réunions, projections de films, actions et manifestations de rue organisés par les comités locaux, Attac France vous donne rendez-vous pour des évènements nationaux.