Temps de travail
Quatre centrales syndicales dites « représentatives » sur cinq (CFDT, CFTC, CGC, FO) ont signé l’accord sur la « modernisation du marché du travail » du 11 janvier 2008, que le gouvernement s’apprête à transcrire en projet de loi. Il s’agit d’un accord sans précédent, par l’ampleur des deux mesures de précarisation que le patronat a su faire endosser aux syndicats : le contrat de mission (dit « à objet défini »), c’est-à-dire un contrat à durée déterminée (CDD) de dix-huit mois à trois ans, réservé (pour l’instant) aux ingénieurs et cadres ; et la « rupture conventionnelle », une sorte de licenciement amiable qui ne nécessite pas de justification et ne serait pas susceptible de recours devant les prud’hommes.
Les luttes sociales du printemps 2006 contre le contrat première embauche (CPE), d’une ampleur historique, constituent la première mobilisation d’ensemble de la jeunesse et du salariat contre le chômage et la précarité. Ce mouvement social, qui a rassemblé étudiants, lycéens, salariés ayant un emploi et chômeurs, a montré, qu’il était possible de faire reculer le gouvernement sur un point essentiel grâce à son unité et à la capacité de rassemblement des syndicats, et cela malgré l’échec récent des luttes contre le démantèlement des retraites et de l’assurance-maladie.
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Quatre centrales syndicales dites « représentatives » sur cinq (CFDT, CFTC, CGC, FO) ont signé l’accord sur la « modernisation du marché du travail » du 11 janvier 2008, que le gouvernement s’apprête à transcrire en projet de loi. Il s’agit d’un accord sans précédent, par l’ampleur des deux mesures de précarisation que le patronat a su faire endosser aux syndicats : le contrat de mission (dit « à objet défini »), c’est-à-dire un contrat à durée déterminée (CDD) de dix-huit mois à trois ans, réservé (pour l’instant) aux ingénieurs et cadres ; et la « rupture conventionnelle », une sorte de licenciement amiable qui ne nécessite pas de justification et ne serait pas susceptible de recours devant les prud’hommes.
Les luttes sociales du printemps 2006 contre le contrat première embauche (CPE), d’une ampleur historique, constituent la première mobilisation d’ensemble de la jeunesse et du salariat contre le chômage et la précarité. Ce mouvement social, qui a rassemblé étudiants, lycéens, salariés ayant un emploi et chômeurs, a montré, qu’il était possible de faire reculer le gouvernement sur un point essentiel grâce à son unité et à la capacité de rassemblement des syndicats, et cela malgré l’échec récent des luttes contre le démantèlement des retraites et de l’assurance-maladie.
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