Socialisme
- Dans la première optique, les mots socialisme ou communisme peuvent être indifféremment utilisés pour désigner des finalités : une société sans rapports d'exploitation où l'émancipation de chacun/e et de tou/te/s serait à la fois un but et le moyen de satisfaire les besoins individuels et collectifs. La gestion collective (coopérative et/ou planifiée) des moyens de production par les producteurs eux-mêmes et l'appropriation sociale et démocratique des richesses sont associés à ces objectifs. Il s'agit d' “utopies concrètes” nulle part réalisées, dont se réclament notamment les courants anarchistes ou marxistes (sans consensus sur des modèles), et dont on peut trouver des bases dans toutes les grandes “utopies” communistes, y compris religieuses, des siècles passées jusqu'aux mouvements indigènes d'appropriation des “biens communs”...
- L'approche historique doit analyser derrière les étiquettes “socialiste” ou “communiste” une grande diversité de réalités évolutives et divergeant des buts proclamés. Les Partis communistes soutenant la révolution d'Octobre ont été ensuite marqués par la stalinisation de l'URSS et divers trajectoires nationales. Les partis SD ou “socialistes” ont été associés à une logique réformiste puis social-libérale dans le capitalisme. La fin du monde “bipolaire” en 1989-1991 a vu le basculement d'une bonne partie de l'ancienne nomenklatura communiste au pouvoir dans la globalisation capitaliste.
Les mots et étiquettes ont été discrédités ou rendus opaques. Mais la crise en cours du capitalisme relance les réflexions sur un “socialisme du XXIè siècle” incorporant les enjeux écologiques, la centralité d'une démocratie à inventer contre l'étatisme bureaucratique, ainsi que la richesse des mouvements d'émancipation nationale, sexuelle, de genre...




