Les systèmes de retraite collectifs ont été progressivement mis en place dans les pays européens à partir de la fin du XIXe siècle. Mais c’est surtout après la Seconde Guerre mondiale qu’ils se sont développés, contribuant à donner aux salariés un statut et des droits permettant de contenir la violence des rapports sociaux.
En France, sous l’impulsion du Conseil national de la Résistance, la protection sociale a vu le jour avec la création de la Sécurité sociale. Un contrat social liant les générations entre elles fut donc construit par le biais d’un prélèvement de cotisations sociales assises sur la masse salariale permettant de verser des pensions aux retraités. Ce système fut appelé « par répartition » pour signifier ce lien entre activité productive et distribution de revenus aux ayants droit. Il a permis ainsi pendant plus de quarante ans d’accompagner l’augmentation des besoins due à la prise en charge progressive de toutes les catégories d’anciens travailleurs.
Mais les politiques néolibérales menées depuis les années 1970 et surtout la crise survenue en 2007 ont conduit à remettre en cause tous les systèmes de retraites collectives. Et cela au nom d’une prétendue impossibilité d’accompagner le vieillissement démographique : partout en Europe, des contre-réformes sont menées, consistant à allonger la durée du travail sur l’ensemble de la vie, reculer l’âge de départ à la retraite et, au final, diminuer le montant des pensions. Ainsi, elles entendent perpétuer un partage inégal des revenus en refusant de voir croître la part de la richesse qui est socialisée. De la sorte, la voie est préparée pour alimenter les systèmes par capitalisation dont le développement est attendu par les marchés financiers. Pourtant, une protection sociale de haut niveau est possible à condition de réduire les inégalités.
Colombes, Salle de la vie associative (4, place du Général Leclerc)
21 Septembre 2011 - 20:30 - 23:00
Le comité local Attac 92 organise le mercredi 21 septembre 2011 à 20 h 30, dans la salle de la vie associative de Colombes1 (4, place du Général Leclerc) :
Réunion-débat autour du thème : « La dépendance »
1. Pour se rendre à la salle : Train : Gare St Lazare, descendre à Colombes ; Métro : Porte Champerret, bus 164, descendre mairie de Colombes, vous êtes juste devant la salle ou Métro : Pont de Neuilly, bus 176, descendre église de Colombes.
Neuf mois. Il n’aura fallu que neuf mois au gouvernement pour apporter la preuve qu’il avait menti sur toute la ligne en imposant sa réforme des retraites à l’automne dernier. Il la modifie au moment même où elle entre en vigueur, en accélérant le passage à 41,5 ans de cotisation pour la génération née en 1955.
Le gouvernement avait menti parce que sa réforme ne résolvait aucunement la question du financement des retraites. Sinon pourquoi modifier déjà les termes du contrat dont il avait fixé unilatéralement les règles au mépris de toute négociation ?
Le collectif gersois « Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites », dont Attac 32 est membre, organise le mardi 19 avril à 20 h, à Auch, salle du Mouzon :
Débat citoyen « Assistance à la dépendance ou droit à l’autonomie ? »
Participation de l’Association des Paralysés de France, de SUD Solidaires, d’ATTAC et du NPA.
Un 2e débat aura lieu ultérieurement avec la participation d’autres organisations.
Auteurs : Jean-Marie Harribey / Pierre Khalfa / Christiane Marty (coord.) Pierre Concialdi / Didier Horus / Michel Husson / Isaac Johsua / Marc Mangenot / Patrick Morvan / Daniel Rallet
Dans le cadre du Pacte pour les droits et la Citoyenneté, dont ces deux Associations sont signataires, Attac 17 et la Ldh 17 invitent à une conférence débat sur la Dépendance et la Protection Sociale. Animée par Bernard Teper, spécialiste de la Protection Sociale
Rochefort
Vendredi 1er avril à 20 h 30
Palais des Congrès
Salle Pierre Loti
Le gouvernement français mène depuis plusieurs semaines une campagne de communication sans précédent pour promouvoir sa réforme des retraites. Le centre de cette propagande est le site retraites2010.fr qui matraque l’idée que l’évolution démographique ne laisse pas d’autre choix que de travailler plus longtemps.
Face à cette propagande, Attac répond avec ce site www.retraites-2010.fr, pour montrer qu’une autre réforme des retraites est possible.
Aidez-nous à le faire connaître en le référençant sur vos sites, blogs et sur les réseaux sociaux.
Neuf mois. Il n’aura fallu que neuf mois au gouvernement pour apporter la preuve qu’il avait menti sur toute la ligne en imposant sa réforme des retraites à l’automne dernier. Il la modifie au moment même où elle entre en vigueur, en accélérant le passage à 41,5 ans de cotisation pour la génération née en 1955.
Le gouvernement avait menti parce que sa réforme ne résolvait aucunement la question du financement des retraites. Sinon pourquoi modifier déjà les termes du contrat dont il avait fixé unilatéralement les règles au mépris de toute négociation ?
Contre un mouvement social d’une ampleur exceptionnelle et une opinion publique hostile, le Parlement a adopté hier la réforme Woerth-Sarkozy. Malgré le vote du Parlement, cette réforme est toujours aussi illégitime.
Trois jours après avoir annoncé avec Angela Merkel qu’il demanderait au G20 la mise en place d’une taxe sur les transactions financières, Nicolas Sarkozy a clairement confirmé pour qui il gouverne réellement : les détenteurs du capital ne cachent pas leur satisfaction à l’annonce d’un projet de réforme des retraites qui comble leurs attentes.
Ainsi le Medef a déclaré que cette réforme constitue « un grand pas en avant », tandis que selon Bercy [1], « l’évaluation de la réforme par les agences de notation financière ne peut être que positive ».
Communiqué des signataires de l’appel national « Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites »
Ainsi, le gouvernement a-t-il tranché comme ses prédécesseurs l’avaient fait en 1993 et en 2003, en n’écoutant que le chant du Medef et restant sourd à toutes les propositions émanant de la société ne rentrant pas dans sa logique. Avant même qu’il entame un simulacre de concertation tout était dit : hors de l’obligation de travailler toujours plus, point de salut pour les retraites, et surtout pas de quartier pour les retraités.
Sur le site officiel du ministère des affaires étrangères, http://www.diplomatie.gouv.fr/ (colonne de gauche en bas), le Gouvernement Français renvoie vers le site retraites-2010.fr, le site lancé par Attac France pour promouvoir une réforme juste des retraites [1].
Tout indique donc que le gouvernement vient de renoncer aux mesures et propositions de son site officiel retraites2010.fr pour se rallier aux propositions d’Attac. Nous ne pouvons que nous féliciter de ce qui apparaît enfin comme un réel geste d’ouverture de la part du Président Sarkozy.
Le gouvernement français mène depuis plusieurs semaines une campagne de communication sans précédent pour promouvoir sa réforme des retraites. Le centre de cette propagande est le site http://retraites2010.fr qui matraque l’idée que l’évolution démographique ne laisse pas d’autre choix que de travailler plus longtemps.
Face à cette propagande, Attac répond aujourd’hui en lançant le site http://retraites-2010.fr, pour montrer qu’une autre réforme des retraites est possible :
Le gouvernement vient d’adresser aux syndicats et au patronat son « Document d’orientation sur la réforme des retraites ».
Il persiste et signe dans son intention d’aggraver encore les conditions de travail des salariés et celles dans lesquelles ils pourront prendre leur retraite. Trois dimensions caractérisent ce projet : le gouvernement ment, il manipule l’opinion et il fait preuve d’une mauvaise foi sans pareille.
La nouvelle réforme des retraites engagée par le gouvernement pour 2010 s’inscrit dans la ligne des précédentes menées depuis 1993. L’augmentation de l’espérance de vie obligerait à travailler plus longtemps, et pour sauver la retraite par répartition, pour les jeunes nous dit-on, il n’y aurait pas d’autre solution que repousser l’âge légal de départ de 60 ans et allonger encore la durée de cotisation. Ce sont des mensonges qui jouent sur de fausses évidences et qui sont largement démontés par ailleurs (voir notamment le livre Retraites, l’heure de vérité).
L’orchestration de la propagande en faveur d’une nouvelle réforme des retraites a accéléré son tempo. Après les exigences exprimées par le Medef tout au long de l’année 2009 pour reculer l’âge de la retraite et la certitude affichée par le gouvernement d’y procéder, le Conseil d’orientation des retraites a remis au Parlement son rapport qui étudie le passage d’un système par répartition par annuités à un système par points ou par comptes notionnels.
La sentence est tombée. En tous points conforme aux réquisitions. L’affaire des retraites était entendue avant même que s’amorce un semblant de concertation. Le gouvernement a rendu public ce qu’il avait concocté et distillé au compte-gouttes depuis le premier jour.
Après un mois de consultations en trompe-l’œil, le gouvernement a remis sa copie aux syndicats et au patronat. Ce « Document d’orientation sur la réforme des retraites » est précieux car il renferme toutes les contrevérités proférées et toutes les fausses solutions avancées depuis près de vingt ans. Choc démographique, catastrophe des régimes de retraite par répartition et travailler plus longtemps s’entremêlent dans un projet aussi mystificateur qu’inefficace.
Les mesures prises depuis 1993 pour résoudre la question du financement des retraites ont entraîné une baisse générale du niveau des pensions qui n’est plus contestée. Cette baisse devrait se poursuivre et le décrochage par rapport aux salaires s’accentuer. Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), le taux de remplacement moyen - niveau de la retraite par rapport au salaire - était en 2007 de 72 %, il devrait passer à 65 % en 2020 et à 59 % en 2050. Ces mesures ont aggravé les inégalités pour les personnes aux carrières heurtées.
« Nous attaquons les retraites », se vante Claude Guéant, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, dans une interview donnée le 20 juin au Financial Times, le journal de la finance internationale (http://www.ft.com/gueant). Et ce n’est pas fini : il annonce encore 70 000 suppressions d’emplois publics en 2011 et 2012, et de nouvelles coupes budgétaires et sociales. « Nous devons en faire plus, beaucoup plus », dit-il !
Les requins de la finance ne sont pas rassasiés. Depuis trente ans ils se sont pourtant régalés : privatisations, flexibilité, baisses d’impôts et de cotisations, compression des budgets sociaux, tout a été fait pour garantir leur festin. Les dividendes des actionnaires ont explosé, la rentabilité du capital est restée au top malgré la crise. Mais ils en veulent toujours plus.
Le gouvernement vient d’adresser aux syndicats et au patronat son « Document d’orientation sur la réforme des retraites ».
Il persiste et signe dans son intention d’aggraver encore les conditions de travail des salariés et celles dans lesquelles ils pourront prendre leur retraite. Trois dimensions caractérisent ce projet : le gouvernement ment, il manipule l’opinion et il fait preuve d’une mauvaise foi sans pareille.
Depuis près de vingt ans, des contre-réformes des retraites sont menées pour obliger les salariés à travailler plus longtemps. Les salariés du privé en 1993 et les fonctionnaires en 2003 ont vu leurs conditions de départ à la retraite se dégrader et le niveau des pensions baisser de 15 à 20 %, notamment à cause de l’allongement de la durée de cotisation. Comment en est-on arrivé là ? Comment sortir de la spirale régressive ?
La nouvelle réforme des retraites engagée par le gouvernement pour 2010 s’inscrit dans la ligne des précédentes menées depuis 1993. L’augmentation de l’espérance de vie obligerait à travailler plus longtemps, et pour sauver la retraite par répartition, pour les jeunes nous dit-on, il n’y aurait pas d’autre solution que repousser l’âge légal de départ de 60 ans et allonger encore la durée de cotisation. Ce sont des mensonges qui jouent sur de fausses évidences et qui sont largement démontés par ailleurs (voir notamment le livre Retraites, l’heure de vérité).
Attac est une association altermondialiste qui participe à la reconquête par les citoyens des questions politiques, économiques, sociales et culturelles, contre l'emprise des marchés financiers.
Attac mène des campagnes de tout ordre sur les objectifs suivants : désarmer les marchés financiers, partager les richesses, la justice climatique, mettre fin au libre échange absolu, pour une europe sociale, démocratique et écologique.
En plus des réunions, projections de films, actions et manifestations de rue organisés par les comités locaux, Attac France vous donne rendez-vous pour des évènements nationaux.