Les Alliés de la Deuxième Guerre mondiale signeront le 22 juillet 1944 les accords de Bretton Woods dessinant le système monétaire international et le développement mondial une fois obtenue la capitulation de l'Allemagne nazie. Deux pays, parmi les 44 réunis, dirigeront les débats : les États-Unis et le Royaume-Unis. John Meynard Keynes conduit la délégation britannique mais ne parvient pas à faire adopter le bancor comme étalon monétaire international. C'est la monnaie des États-Unis, le dollar, convertible en or jusqu'en 1971, qui jouera ce rôle.
La régulation publique, une des bases de la théorie keynésienne, assure la pérennité du système. La création du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, vise à jouer ce rôle. Le FMI a pour mission d'empêcher les crises financières, notamment en assurant la stabilité monétaire internationale. Cette mission de nature publique disparut avec la dérégulation imposée dès la fin des années 1970 pour être remplacée par celle de veiller à ce que les pays emprunteurs, particulièrement ceux du Sud, remboursement les dettes que les banques avaient largement promues.
C'est la politique « d'ajustement structurel » qui, exigeant tous azimuts privatisation et dérégulation, sera dénommée à la fin des année 1980 « Consensus de Washington » ; c'est elle qui, pour servir les propriétaires de capitaux, est à l'origine de la montée des inégalités et sera le parfait catalyseur de la crise du système lui-même.
Lieu:
Campus de Grenoble (St-Martin-d'Hères), EVE
24 Novembre 2011 - 20:00 - 23:00
ATTAC Campus Grenoble
Dans le cadre de "EVE Maison Citoyenne", du 21 au 24 novembre ---> toute la programmation ici <--- Attac Campus Grenoble organise
le Jeudi 24 novembre à 20h
à EVE (Espace Vie Étudiante), campus de Grenoble (St-Martin-d'Hères)
Projection-débat sur la dette grecque et plus largement la mobilisation des peuples face à la finance et au néolibéralisme :
DEBTOCRACY
Le G20 s'apprête à mettre toute ses forces contre la population grecque pour lui imposer de gré ou de force le nouveau plan d'austérité.
Ce plan est porteur de nouvelles souffrances en Grèce et de menaces pour toutes les populations en Europe.
Nous, participants et participantes au forum des peuples face au G20 nous opposons à toute pression sur le peuple grec qu'elle vienne du G20, de l'Union européenne, du FMI, de la banque mondiale ou de son propre gouvernement, tous disqualifiés au vu de leurs actions antérieures pour résoudre la crise grecque.
« Recherche institutionnellement orientée », « biais idéologiques », « autocensure », « conclusions préconçues », « faible diversité d’approches théoriques et, plus encore, empiriques », « étroitesse de vues », « cadre analytique inapproprié aux réalités des pays étudiés », « incapacité répétée à citer des travaux de chercheurs locaux »… A tout prendre, il valait mieux pour les têtes pensantes du Fonds monétaire international (FMI) que les feux de l’actualité fussent braqués sur leur directeur général, arrêté à New York le 14 mai 2011, plutôt que sur le dernier rapport de son Bureau indépendan
Interview d'Aurélie Trouvé, co-présidente française d'ATTAC. Selon elle, Christine Lagarde, adepte d'une orthodoxie néolibérale et monétaire, mènera le même type de politique de Dominique Strauss-Kahn, voire pire.
À écouter sur Arte TV
Christine Lagarde vient d’être élue directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) en remplacement de Dominique Strauss-Kahn. À l'heure où le Parlement grec vote un nouveau plan d'austérité injuste et inutile sous la pression de l'Union européenne et du FMI, cette décision élude tout débat sur une réorientation radicale du Fonds. Mais l'actualité judiciaire française (affaire Tapie) ou l'aggravation prévisible de la crise financière pourraient fort bien poser à nouveau ce débat dans les mois qui viennent.
Attac a proposé la candidature d'Aurélie Trouvé à la direction du FMI. Seul un administrateur ou un gouverneur du FMI pouvait présenter officiellement cette candidature au Conseil d'administration de cette institution. Sans surprise, Christine Lagarde, gouverneur du FMI pour la France, a refusé de le faire. Mais l'écho dans l'opinion publique et les presque vingt mille signatures de soutien recueillies en quelques jours ont montré que beaucoup de citoyens rejettent les politiques néolibérales menées depuis trente ans par le FMI, au Sud comme au Nord.
Candidate au nom d'Attac, elle milite pour la refondation de l'organisation internationale. Aurélie Trouvé est maître de conférences en économie et elle pense que la candidature de Christine Lagarde est encore pire que celle de DSK. Elle a peu de chances d'aller au bout car sa candidature doit être validée par le représentant de la France au FMI qui est... Christine Lagarde !
Vous avez dit népotisme ? Aurélie Trouvé est l'invitée du JT6H du 11 juin 2011
Edit 14h50
Le Ministère des finances renvoyant vers l'Elysée et Matignon voici les numéros.
-Elysée tél.: 01 42 75 80 00
-Matignon tél.: 01 42 92 81 00
Madame la Ministre Christine Lagarde,
Ministre de l'Économie,
des Finances et de l'Industrie
139, rue de Bercy
75572 Paris cedex 12
Paris, le 9 juin 2011
Madame la Ministre,
Je tiens à vous informer personnellement que j'ai fait acte de candidature à la direction générale du FMI.
Aurélie Trouvé, 31 ans, a annoncé lundi 6 juin qu'elle se portait candidate à la succession de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI. Cette maître de conférences en économie est coprésidente d'Attac (Association pour la taxation des transactions financières et l'action citoyenne), une organisation, née avec le mouvement altermondialiste.
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Le G20 s'apprête à mettre toute ses forces contre la population grecque pour lui imposer de gré ou de force le nouveau plan d'austérité.
Ce plan est porteur de nouvelles souffrances en Grèce et de menaces pour toutes les populations en Europe.
Nous, participants et participantes au forum des peuples face au G20 nous opposons à toute pression sur le peuple grec qu'elle vienne du G20, de l'Union européenne, du FMI, de la banque mondiale ou de son propre gouvernement, tous disqualifiés au vu de leurs actions antérieures pour résoudre la crise grecque.
Christine Lagarde vient d’être élue directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) en remplacement de Dominique Strauss-Kahn. À l'heure où le Parlement grec vote un nouveau plan d'austérité injuste et inutile sous la pression de l'Union européenne et du FMI, cette décision élude tout débat sur une réorientation radicale du Fonds. Mais l'actualité judiciaire française (affaire Tapie) ou l'aggravation prévisible de la crise financière pourraient fort bien poser à nouveau ce débat dans les mois qui viennent.
Attac a proposé la candidature d'Aurélie Trouvé à la direction du FMI. Seul un administrateur ou un gouverneur du FMI pouvait présenter officiellement cette candidature au Conseil d'administration de cette institution. Sans surprise, Christine Lagarde, gouverneur du FMI pour la France, a refusé de le faire. Mais l'écho dans l'opinion publique et les presque vingt mille signatures de soutien recueillies en quelques jours ont montré que beaucoup de citoyens rejettent les politiques néolibérales menées depuis trente ans par le FMI, au Sud comme au Nord.
Edit 14h50
Le Ministère des finances renvoyant vers l'Elysée et Matignon voici les numéros.
-Elysée tél.: 01 42 75 80 00
-Matignon tél.: 01 42 92 81 00
Madame la Ministre Christine Lagarde,
Ministre de l'Économie,
des Finances et de l'Industrie
139, rue de Bercy
75572 Paris cedex 12
Paris, le 9 juin 2011
Madame la Ministre,
Je tiens à vous informer personnellement que j'ai fait acte de candidature à la direction générale du FMI.
En moins d’une semaine, DSK a démissionné du FMI et Christine Lagarde est quasiment intronisée comme candidate des Européens à sa direction générale. Durant cette semaine, nombre de chroniqueurs ont présenté un résumé flatteur de l’action de DSK au FMI. Du mandat qualifié de manière très surprenante d’« exceptionnel » par Bernard Maris sur France Inter[1] aux éditoriaux du journal Le Monde dont le site internet offre par exemple la lecture d’un article intitulé « Dominique Strauss-Kahn quitte un FMI redevenu utile »[2], la tonalité est globalement positive.
Depuis quelques jours, tous les médias internationaux relatent l’information d’une possible agression sexuelle par Dominique Strauss Kahn à New York et la photo du directeur général du FMI menotté a fait le tour du monde. Sans nous prononcer sur son éventuelle culpabilité, nous voulons dénoncer un autre scandale : celui de l’action même du FMI.
Le monde vit une crise monumentale, simultanément sociale, économique, financière et écologique. La plupart des commentateurs ferment les yeux sur les causes réelles de tous ces désastres, résultats d’une logique d’accumulation invraisemblable et d’enrichissement vertigineux d’une minorité de nantis. Tandis que cette minorité profite de cette crise pour accentuer encore davantage la pression exercée sur les populations, sur les travailleurs, sur les quelques institutions collectives qui survivent encore comme celles de la protection sociale et des services publics.
Interview d'Aurélie Trouvé, co-présidente française d'ATTAC. Selon elle, Christine Lagarde, adepte d'une orthodoxie néolibérale et monétaire, mènera le même type de politique de Dominique Strauss-Kahn, voire pire.
À écouter sur Arte TV
Aurélie Trouvé, 31 ans, a annoncé lundi 6 juin qu'elle se portait candidate à la succession de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI. Cette maître de conférences en économie est coprésidente d'Attac (Association pour la taxation des transactions financières et l'action citoyenne), une organisation, née avec le mouvement altermondialiste.
PARIS — L'association altermondialiste Attac a proposé lundi sa propre coprésidente, Aurélie Trouvé, pour prendre la succession de Dominique Strauss-Kahn, à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI).
"Le FMI joue un rôle décisif dans la régulation, ou plutôt l?absence de régulation, de la finance internationale. C?est pourquoi l?association Attac a décidé de proposer une candidature", a-t-elle indiqué dans un communiqué.
PARIS (Reuters) - Face à la candidature de Christine Lagarde, l'association altermondialiste Attac a présenté lundi celle d'Aurélie Trouvé, une Française de 31 ans, à la direction générale du Fonds monétaire international.
Maître de conférences en économie, Aurélie Trouvé est co-présidente d'Attac, qui revendique près de 10.000 membres et milite notamment pour la taxation des transactions financières.
La question agace, fait sourire, réveille les colères. Que pensent les altermondialistes, réunis au Havre ce week-end pour le contre-G8, du départ de Dominique Strauss-Kahn du Fonds monétaire international?
«On est scandalisés que l'affaire DSK ait permis de relégitimer le FMI», réagit Aurélie Trouvé, co-présidente d'Attac France.
Pour Susan George, universitaire et présidente d’honneur d’Attac, la Banque centrale européenne doit accepter de prêter à bas taux aux États plutôt que d’avoir recours au FMI.
Face à la crise de la dette des pays européens, le FMI est appelé à la rescousse pour prêter aux états jusqu’à hauteur de 250 milliards d’euros. Est-ce la bonne solution ?
«Ce plan est un plan de dupes qui ne visait qu’à rassurer les marchés financiers. Le formidable boom des Bourses montre que ce package européen dépasse leurs espérances… Les marchés viennent de se voir garantir une assurance tout risque du remboursement des dettes des Etats et la certitude d’une purge généralisée et d’un ajustement budgétaire à la mode grecque dans tous les pays européens. Le néocapitalisme sera remis au pas, promettaient les chefs d’Etat et de gouvernements européens. Ce néocapitalisme vient de remettre au pas les Etats.
En moins d’une semaine, DSK a démissionné du FMI et Christine Lagarde est quasiment intronisée comme candidate des Européens à sa direction générale. Durant cette semaine, nombre de chroniqueurs ont présenté un résumé flatteur de l’action de DSK au FMI. Du mandat qualifié de manière très surprenante d’« exceptionnel » par Bernard Maris sur France Inter[1] aux éditoriaux du journal Le Monde dont le site internet offre par exemple la lecture d’un article intitulé « Dominique Strauss-Kahn quitte un FMI redevenu utile »[2], la tonalité est globalement positive.
Depuis quelques jours, tous les médias internationaux relatent l’information d’une possible agression sexuelle par Dominique Strauss Kahn à New York et la photo du directeur général du FMI menotté a fait le tour du monde. Sans nous prononcer sur son éventuelle culpabilité, nous voulons dénoncer un autre scandale : celui de l’action même du FMI.
Le monde vit une crise monumentale, simultanément sociale, économique, financière et écologique. La plupart des commentateurs ferment les yeux sur les causes réelles de tous ces désastres, résultats d’une logique d’accumulation invraisemblable et d’enrichissement vertigineux d’une minorité de nantis. Tandis que cette minorité profite de cette crise pour accentuer encore davantage la pression exercée sur les populations, sur les travailleurs, sur les quelques institutions collectives qui survivent encore comme celles de la protection sociale et des services publics.
L’Irlande faisait figure, pour les marchés financiers, de bon élève de la zone euro, illustrant le triomphe d’une politique ultralibérale, basée sur des impôts réduits, des excédents budgétaires, ainsi que sur un secteur financier débridé. Pourtant le « tigre celtique » a fini par payer le prix de ses « vertus ». Après l’éclatement de la bulle de spéculation immobilière, les banques irlandaises se sont rapidement retrouvées au bord de la faillite.