Le commerce international , présent d'aussi loin que remontent les traces archéologiques, a considérablement augmenté en volume ces trente dernières années. Il a également changé de nature, car il participe au phénomène plus vaste connu sous le nom de mondialisation financière et libérale. La multiplication des échanges s'explique toutefois en large partie par celle entre les filières des entreprises transnationales et entre les entreprises transnationales entre elles, celles-ci se trouvant perpétuel recherche du coût de fabrication moindre.
A partir de 1994, a été créée l'Organisation mondiale du commerce avec comme objectif affiché d'augmenter le commerce international en généralisant la libéralisation de l'ensemble des activités humaines, promouvant l'idée néolibérale que davantage de concurrence et d'échanges est susceptible d'augmenter le niveau général des richesses dans le monde. S'attaquant aux réglementations intérieures des Etats (y compris des réglementations sociales et environnementales), l'OMC a donné un cadre dans lesquels s'inscrit l'ensemble des traités de commerce actuellement, même si, par ailleurs, elle a largement échoué dans son entreprise.
Elle est largement relayée par la multiplication d'Accords de libre-échange bilatéraux ou multilatéraux. L'augmentation du commerce international n'a pas rendu possible que soient atteints ni même approchés les "Objectifs du Millénaires", pompeux vocables désignant des objectifs de développement mondiaux pourtant restreints, annihilant cette vieille thèse néolibérale que le commerce international c'est le développement.
C'est en France que les prochains G8 (26 et 27 mai à Deauville) et G20 (3 et 4 novembre à Cannes) vont se tenir. A l'occasion du Forum Social Mondial de Dakar (février 2011), Alter-Echos a interviewé des représentants de la société civile de chaque continent afin d'avoir leur avis sur les enjeux et défis des prochains G8 et G20. Parmi eux, Naomi Klein, Pablo Solon, Susan George, etc...
Alors que la crise affecte toujours les populations, nos gouvernements persistent à vouloir imposer en catimini des règles de droit politiquement antidémocratiques et néfastes pour l’économie. Nous, qui vivons les uns au Canada, les autres en Europe et qui sommes près des préoccupations de la société civile, nous nous inquiétons ainsi du fait que ce soit encore dans l’opacité la plus complète que le gouvernement du Canada et la Commission de l’Union européenne (UE) négocient un accord appelé l’Accord économique et commercial global (AECG).
On connaît plus ou moins bien l’Organe de règlement des différends (ORD), chargé de régler les conflits entre des États ou groupes d’États au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Par contre, peu de gens ont entendu parler du CIRDI, qui ne s’intéresse pas à proprement parler au commerce, mais aux investissements, et qui est censé arbitrer les conflits entre des États et des investisseurs privés… le plus souvent au profit de ces derniers.
Note d’actualité. La politique commerciale internationale de l’Union européenne allie aujourd’hui prédation et domination. Il s’agit, par les accords commerciaux internationaux, d’assurer aux Firmes transnationales européennes (FTE) un accès pérenne aux matières premières, aux marchés (notamment de services), de renforcer les conditions de l’investissement hors zone-Europe, de consolider ce qui peut l’être en termes de gains relatifs à la propriété intellectuelle (brevetage du vivant ou pharmaceutique).
L’Union européenne (UE) répète constamment que le multilatéralisme est une priorité des négociations commerciales. Mais dans un même temps elle multiplie, sur tous les continents, les accords de libre-échange (ALE) bilatéraux et régionaux et impose à ses partenaires, particulièrement aux plus faibles d’entre eux, un libre-échange total, fidèle aux textes fondateurs de l’OMC mais libéré de la contrainte des négociations multilatérales.
Le 27 octobre dernier, l’Union européenne (UE) a déposé une demande de modification des règles de négociations auprès du secrétariat de l’OMC : les pays développés, dont ceux de l’Union, devraient libéraliser au moins 85% des sous-secteurs de services, services qui pèsent à ceux seuls quelques 70% du Produit intérieur brut.
De surcroît, l’UE propose que les pays "émergents" consentent au 2/3 des efforts de libéralisations des pays développés. C’est tout simplement colossal. Et cela répond à la volonté des entreprises multinationales du Nord, de prédation des pays du Sud
Le terme « liberté » est très positivement connoté. Tout ce qui est « libre » n’est pourtant pas bon. Les plus faibles méritent protection ; de nombreuses tâches d’intérêt commun, telles la préservation des droits des uns et des autres, ou celle de la planète, ne peuvent être prises en charge que collectivement. Au plan économique, le terme « libre-échange » s’est imposé pour désigner la liberté du commerce entre pays.
Cette semaine se tient la réunion du G8 à Evian, sur les bords du lac Leman. Vu le lieu, il est particulièrement approprié que le sommet ait retenu l’eau comme l’un de ses thèmes majeurs et qu’il se préoccupe d’un plan mondial visant à rencontrer l’objectif de développement du millénaire, à savoir diminuer de moitié d’ici 2015 la proportion de la population planétaire qui n’a pas accès à l’eau potable et à des installations sanitaires.
En décembre 1995, les quinze pays de l’Union européenne et douze pays du pourtour de la Méditerranée, réunis à Barcelone, jetèrent les bases d’un espace euro-méditerranéen (PEM) reposant sur un partenariat qui vise notamment à instituer le libre-échange comme la condition de la paix et de la prospérité partagée. Le PEM est mal connu du grand public dans son contenu et dans ses objectifs.
Ressources sur ce thème
Alors que la crise affecte toujours les populations, nos gouvernements persistent à vouloir imposer en catimini des règles de droit politiquement antidémocratiques et néfastes pour l’économie. Nous, qui vivons les uns au Canada, les autres en Europe et qui sommes près des préoccupations de la société civile, nous nous inquiétons ainsi du fait que ce soit encore dans l’opacité la plus complète que le gouvernement du Canada et la Commission de l’Union européenne (UE) négocient un accord appelé l’Accord économique et commercial global (AECG).
Note d’actualité. La politique commerciale internationale de l’Union européenne allie aujourd’hui prédation et domination. Il s’agit, par les accords commerciaux internationaux, d’assurer aux Firmes transnationales européennes (FTE) un accès pérenne aux matières premières, aux marchés (notamment de services), de renforcer les conditions de l’investissement hors zone-Europe, de consolider ce qui peut l’être en termes de gains relatifs à la propriété intellectuelle (brevetage du vivant ou pharmaceutique).
L’Union européenne (UE) répète constamment que le multilatéralisme est une priorité des négociations commerciales. Mais dans un même temps elle multiplie, sur tous les continents, les accords de libre-échange (ALE) bilatéraux et régionaux et impose à ses partenaires, particulièrement aux plus faibles d’entre eux, un libre-échange total, fidèle aux textes fondateurs de l’OMC mais libéré de la contrainte des négociations multilatérales.
Le 27 octobre dernier, l’Union européenne (UE) a déposé une demande de modification des règles de négociations auprès du secrétariat de l’OMC : les pays développés, dont ceux de l’Union, devraient libéraliser au moins 85% des sous-secteurs de services, services qui pèsent à ceux seuls quelques 70% du Produit intérieur brut.
De surcroît, l’UE propose que les pays "émergents" consentent au 2/3 des efforts de libéralisations des pays développés. C’est tout simplement colossal. Et cela répond à la volonté des entreprises multinationales du Nord, de prédation des pays du Sud
Alors que la crise affecte toujours les populations, nos gouvernements persistent à vouloir imposer en catimini des règles de droit politiquement antidémocratiques et néfastes pour l’économie. Nous, qui vivons les uns au Canada, les autres en Europe et qui sommes près des préoccupations de la société civile, nous nous inquiétons ainsi du fait que ce soit encore dans l’opacité la plus complète que le gouvernement du Canada et la Commission de l’Union européenne (UE) négocient un accord appelé l’Accord économique et commercial global (AECG).
On connaît plus ou moins bien l’Organe de règlement des différends (ORD), chargé de régler les conflits entre des États ou groupes d’États au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Par contre, peu de gens ont entendu parler du CIRDI, qui ne s’intéresse pas à proprement parler au commerce, mais aux investissements, et qui est censé arbitrer les conflits entre des États et des investisseurs privés… le plus souvent au profit de ces derniers.
Note d’actualité. La politique commerciale internationale de l’Union européenne allie aujourd’hui prédation et domination. Il s’agit, par les accords commerciaux internationaux, d’assurer aux Firmes transnationales européennes (FTE) un accès pérenne aux matières premières, aux marchés (notamment de services), de renforcer les conditions de l’investissement hors zone-Europe, de consolider ce qui peut l’être en termes de gains relatifs à la propriété intellectuelle (brevetage du vivant ou pharmaceutique).
L’Union européenne (UE) répète constamment que le multilatéralisme est une priorité des négociations commerciales. Mais dans un même temps elle multiplie, sur tous les continents, les accords de libre-échange (ALE) bilatéraux et régionaux et impose à ses partenaires, particulièrement aux plus faibles d’entre eux, un libre-échange total, fidèle aux textes fondateurs de l’OMC mais libéré de la contrainte des négociations multilatérales.
Le terme « liberté » est très positivement connoté. Tout ce qui est « libre » n’est pourtant pas bon. Les plus faibles méritent protection ; de nombreuses tâches d’intérêt commun, telles la préservation des droits des uns et des autres, ou celle de la planète, ne peuvent être prises en charge que collectivement. Au plan économique, le terme « libre-échange » s’est imposé pour désigner la liberté du commerce entre pays.
En décembre 1995, les quinze pays de l’Union européenne et douze pays du pourtour de la Méditerranée, réunis à Barcelone, jetèrent les bases d’un espace euro-méditerranéen (PEM) reposant sur un partenariat qui vise notamment à instituer le libre-échange comme la condition de la paix et de la prospérité partagée. Le PEM est mal connu du grand public dans son contenu et dans ses objectifs.