Banque mondiale
Les différents États-membres contribuent financièrement au« capital » de la Banque qui, complété par les emprunts lancés par l'institution, assure les ressources nécessaires à son activité. Cette contribution détermine les droits de vote. La réforme de 2010 attribue 47,19 % de droits aux États du Sud pour 85 % de la population mondiale. Cependant, ce « progrès » n'empêche pas les États-Unis et l'Union européenne de disposer, de fait, d'un droit de veto puisque disposant, chacun, de plus de 15 % alors qu'il faut 85 % des votes pour qu'une disposition soit adoptée.
Au delà de cette « anomalie » de fonctionnement, c'est plus encore la nature des projets financés et celle des pays attributaires, qui ne garantissent pas un développement profitable à l'ensemble de la population. Inscrite dans le Consensus de Washington, la Banque en respecte scrupuleusement les codes à commencer par la soumission aux marchés. C'est ainsi qu'elle a favorisé, pendant des décennies, le tout exportation, y compris en matière agricole au mépris des cultures paysannes seules pourtant à même d'assurer la sécurité alimentaire des populations.
Le choix des pays qu'elle soutient, en Asie, en Amérique du Sud et en Afrique, montre assez que la nature démocratique des régimes en place, ne fait pas partie des critères de sélection.




